Parce que ma corporéité n'a jamais été si vulnérable
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  • Le guide sur les études de médecine à Paris Descartes

    Posté le 8 février 2010 Jeremy Aucun commentaire

    Voici un projet bien personnel que j’ai réussi à mener à bien ces derniers jours : un guide sur les études de médecine spécifique à Paris Descartes, réalisé entre une semaine remplie de nuits presque blanches (entre stages, dissections et boulot) pour écrire son contenu et une semaine de vacances au ski où j’ai essayé de finir tant bien que mal les derniers articles. Difficile, entre des journées sur les pistes et les soirées trop nombreuses d’avancer sur quoique ce soit. Mais bon, au final, j’ai pu finir le guide dimanche soir et lundi matin… merci aux coupaings qui ne refusent pas d’apporter leur aide même s’il est minuit passé (voire 2h du mat’) !

    Après tout, j’avais contribué l’an dernier à mettre à jour les guides pour les filières de chirurgie dentaire et de sage-femme, et aux différentes éditions du guide aux différentes facs de médecine d’ile-de-france. Il ne manquait plus que ça : quelque chose de totalement destiné aux lycéens, qui leur présente les études de médecine, de la P1 à l’internat, et qui plus est ne se veut pas généraliste—j’entend par là, qui ne se limite pas aux généralités des études, mais aux études spécifiquement à Paris Descartes.

    La date limite, c’était ce matin, pour pouvoir envoyer le patron à la reprographie et recevoir une six-centaines de guides pour mercredi : LA seule journée portes ouvertes de l’Université, où de nombreux lycéens et parents de lycéens viennent pour s’informer sur la première année de médecine. D’autant qu’ils sont tous paniqués avec l’arrivée de la réforme… Autant dire que c’était le moment idéal pour réaliser ce guide.

    D’habitude, ce genre de brochure en petit format (A5, plié), je les faisais l’an dernier sur Word. Ce nouveau guide a été l’opportunité pour moi d’utiliser un autre logiciel, Adobe InDesign, beaucoup plus puissant même si difficile à approcher (vu que c’est plus un logiciel de mise en page que de traitement de texte). Autant dire que je suis ravi du résultat, même si je suis sûr que je pourrais très facilement m’améliorer. :)

    Bref, je suis très fier d’avoir pu mener ce travail à bien, avec l’aide précieuse de Pierre, Momo, Paille pour le contenu… Même si j’avoue avoir eu un peu un comportement d’autiste en gardant ce projet personnel (et non quelque chose plus communautaire).

    J’espère qu’il aidera de nombreux lycéens à faire leur choix sur leur entrée en filière supérieure.

    Le guide.

  • Comma, dot.

    Posté le 21 mai 2009 Jeremy Aucun commentaire

    Vraiment rien à dire, en ce moment.

    Partiels : j’ai le système digestif en rattrapage (7,2), comme la moitié de la promo.
    Prochains partiels le 8 et 9 juin (ce qui me vaut de rater la cérémonie de graduation de ma sœur à Montréal, snif), et j’ai beaucoup, beaucoup de mal à me mettre au boulot. Mais bon, j’aimerais n’avoir que le digestif à repasser, c’est sûr…

    Dallas : projet avorté pour cause de gros qui proquo, l’échange étant destiné à des… externes -_-
    Bref, ce sera pour dans deux ans ! Mais il y a moyen que j’aie d’autres stages en pays anglophones aavant (NY, Cambridge, ..?)

    C2P1 : l’année étant terminée, je suis déjà nostalgique… Ah !

    Mouais.

  • Dans lequel je parle de mes stages

    Posté le 15 avril 2009 Jeremy Aucun commentaire

    A quoi sert un blog si on y écrit pas ? Erf !
    (Pourtant, c’est pas comme si l’an dernier je ne me répétais pas à tue tête, « l’an prochain, j’aurais le temps ! »)

    Pour meubler, je vais donc parler de mes stages.

    Situons : En P2, trois stages de sémiologie (l’étude des signes cliniques) se déroulent pendant l’année, à partir du deuxième semestre quand on commence à étudier les systèmes et donc à avoir les bases de la médecine. Il y a deux plages horaires de stage durant la semaine, de 10h à 12h le mardi et jeudi matin ; le premier stage est un stage de sémiologie générale et dure 4 semaines, les deux autres sont des stages dans des services spécialisés et durent deux semaines (soit 4×2h…8h! gerps).

    Pour parler de mon cas, je viens de commencer mon deuxième stage en urologie à Necker qui mêle consultations et chirurgie. Du coup, jeudi dernier j’étais au bloc sur une petite « nephrectomie », ou plutôt une tumorectomie sur rein droit, et mon CCA (chef de clinique assistant) m’a autorisé à m’habiller en stérile et donc à voir de près l’opération. Même si, forcément, on y voit pas grand chose du fait de la « petite » incision (qui était tout de même énorme, hein :) ) vu que les chirurgiens doivent bien faire leur boulot et ils bloquent donc le champ de vision..

    C’était la deuxième fois que je me suis habillé en stérile, c’est à dire avec lavage chirurgicale des mains (comme on le voit si bien dans les séries américaines…) et port de la casaque, de gants stériles, etc.
    La première fois étant l’été avant ma P1 dans l’hôpital de mon oncle à Salinas, California (je ne me la pête pas du tout). La seule différence que j’ai remarqué, c’est qu’aux US of A l’infirmière du bloc te tend les gants et t’as plus qu’à glisser tes mains dedans (facile, quoi, comme dans Grey’s !) alors que là, tu fous des gants toi-même. Tout en espérant ne pas faire de connerie et bien garder les gants stériles stériles, en évitant de toucher les bouts non repliés et en essayant de garder les mains au niveau de l’abdomen (ni trop haut, ni trop bas, pour éviter encore une fois de les déstériliser). C’est pas chose facile.

    Surtout quand l’infirmière de bloc te regarde d’un mauvaise œil parce que t’as du mal et que c’est déjà la deuxième paire que t’utilises. Grmbl.

    Cela dit, le reste du bloc s’est bien déroulé, j’ai même pu aidé en tenant des écarteurs donc j’étais bien content. Bien sûr à côté j’ai rien appris côté sémio, mais c’était intéressant tout de même. Côté pratique, j’ai appris que porter des lunettes au bloc c’est super galère : outre la peur qu’ils glissent du nez (tiens, ce serait con que ça arrive alors qu’on est juste au dessus de la cavité…), le port du masque provoque de la buée sur les lunettes à chaque expiration…. Après ça, y a peut être une technique pour porter le masque sans que ça arrive, mais faut encore qu’on me montre comment faire !

    Après, le bloc c’est quand même des heures à passer debout et avec un environnement stérile. C’était la crise quand on a une vilaine démangeaison sur le bout du nez. (Peux pas gratter… Peux pas gratter… on reste calme, ça va passer…)
    Là encore, j’ai passé 2h30 au bloc, mais quand on pense que certaines opérations durent 8h… sans manger, sans boire, sans rien, passé debout, on se demande comment ils font.

    ***

    Pour mon premier stage, j’étais aux Urgences à l’HEGP, mais c’était pas forcément très vivant. C’est pas du tout comme dans les séries (tiens, mais c’est récurrent cette comparaison avec les séries j’ai l’impressions…?!??) où tous les trois épisodes une mère arrive toute seule, bien ensanglantée et en criant à l’aide.

    Non, c’est beaucoup plus calme (et vous le savez déjà, si vous êtes déjà passé aux urgences..), surtout entre 10h et 12h.

    Par contre, comme stage de sémio générale, c’est super : on y voit beaucoup de pathologies différentes et on a l’occasion de faire beaucoup d’examens physiques différents. Les patients sont éveillés donc on peut mener l’interrogatoire (pas comme dans les services de réanimation…), et de la nature même du service on peut trouver des pathologies du cœur jusqu’au cancer de la prostate. (Ah oui, faut bien que je case le cancer de la prostate que j’ai vu et le toucher rectal que j’ai eu l’occasion de pratiquer.. mmmh, anyone else ?).

    Encore mieux : mon CCA était adorable tout comme mes externes, tous en 6ème année. Il y a eu un roulement d’externes pendant mon stage, mais les premiers m’expliquaient beaucoup les différentes pathologies et les étiologies (l’étude des causes) associées, autour d’un café qu’ils me payaient même…
    Et j’avais souvent un externe à moi tout seul, voire deux.

    Bref : le pied, sachant que dans d’autres services (et sûrement dans leuquel je suis actuellement) ils sont 15 P2 à suivre un médecin et à faire le tour des patients.

    Au moins, on était au grand maximum 5 par patients et j’estime que c’est déjà beaucoup quand on est plus de 3. Ca doit être l’horreur de voir 15 étudiants qui ne savent rien (parce qu’on ne sait rien) débarquer dans sa chambre…

    Après, une autre chose que j’ai remarqué, c’est que bien souvent quand les médecins se tournent vers nous, pauvres P2 avides de connaissance, le patient est complètement délaissé, voire ignoré par le médecin alors qu’il se trouve à 30cm de nous. C’est très dérangeant d’entendre parler le médecin du patient à la troisième personne comme s’il n’était pas là, mais en même temps, on peut rien dire à notre aîné et aller à l’encontre de la hierarchie…

    Quand il y a deux jours, j’ai regardé un autre épisode de ‘L’école de médecine’, une des choses qui m’a marqué c’est lorsque les externes parlent entre eux et discute du passage « Moi du côté des patients » à « Moi du côté des médecins ». C’est vrai, il y a cette séparation entre les deux, entre le patient qui ne comprend pas le dysfonctionnement de son corps, et le médecin qui a la connaissance, la science pour soigner les maux. Et donc l’une des choses à faire gaffe, c’est d’agrandir cette incompréhension entre les deux partis, surtout celui du patient envers le médecin. Et c’est quelque chose que je remarque, maintenant, parce que je ne comprends pas encore tout et je n’ai pas toutes les connaissances pour comprendre. Du coup, je m’identifie au patient et la relation n’en est que meilleure. Après tout, c’est aussi pour ça que généralement les gens aiment bien se confier aux plus jeunes personnes de l’échelon médical. C’est parce que les deux cherchent à se comprendre, non ? Et que les séniors sont beaucoup plus détachés, beaucoup moins…sympathiques ?

    Moi, j’ai peur de passer « Du côté des médecins » et, au fur et à mesure des années, de m’éloigner des patients, de ne pas les mettre en confiance dans la relation. De perdre cette qualité humaine d’échanges, et de considérer le patient comme un simple objet cassé. Et d’affirmer ce fossé entre l’équipe médicale et le patient confus.

    Ouaip.

    Mais sinon, très bons stages :-)

  • Poulpe

    Posté le 25 mars 2009 Jeremy Aucun commentaire

    Ben oui, c’est rapide, les partiels. 3 épreuves pour 3 systèmes (cardiovasculaire et respiratoire / rénal et urinaire / digestif), chaque épreuve durant de 2 à 2h30 avec de courtes questions précises dans chaque matière (à savoir que l’on traite habituellement 5 matières dans un système : histo-embryologie, anatomie pathologique, anatomie, physiologie, sémiologie et pharmacologie). Les questions vont de « Rapports anatomiques de la tête du pancréas » à « Quelle est la différence entre un souffle d’insuffisance mitrale et celui de sténose aortique ? ». Vu de loin, ça fait peur. (Mais bon pour la question d’anat’, le prof avait bien insisté dessus pendant le cours donc sur la ronéo…ouf!)

    Maintenant, maintenant, j’ai du mal à revoir mon train-train quotidien se remettre en place. Ca va être surtout beaucoup d’associatif (tiens, faudrait pas sortir un nouveau P1 Déchaîné ?) et un peu de dépensage d’argent… A l’ordre du jour : des chaussures pour changer un peu des éternelles Converse, et un Macbook Pro. Oui, c’est juste légèrement plus cher :D En tout cas je me tate…

    Murphy oblige, il fait un temps de merde en ce moment par rapport au temps radieux et ensoleillé de la semaine dernière, c’est rageant à en étrangler des poulpes. Pff !

  • Les partiels

    Posté le 23 mars 2009 Jeremy Aucun commentaire

    Bah quoi, je vois pas de quoi stresser. Soit on sait, soit on sait pas… Pas la peine non plus de passer 2h30 sur même pas dix questions !

    (Valide, validera pas, on verra !)

    Sur ce, il faut que je ré-apprenne mon rénal. Bad.

  • Partiels, 2

    Posté le 13 décembre 2008 Jeremy Aucun commentaire

    Jeudi, l’oral de Biochimie : Ah, quelle chance d’être parmi les premiers à passer l’oral. Que de surprises !
    Déjà, deux examinateurs : Beldjord (qui « enseigne » aussi la bioch en P1 à PD), et Ricquier (pareil!). J’arrive, je tire mon sujet, « Voie des pentoses phosphate, description, régulation, déficit enzymatique ». Génial. Je me hais moi même pour avoir tiré ce sujet. Alors la voie des pentose-P, c’est une partie du cours qui a été abordé en 20min par Ricquier dans le même cours que celui portant sur la Pyruvate Déshydrogénase et le Cycle de Krebs. J’ai été ronéolecteur à ce cours. Et bien sûr, je connais un ou deux trucs sur la voie demandée. Mais pas plus!!
    Panique. Pendant que Beldjord sort chercher un autre étudiant, Ricquier me dit « Oh mais ne vous en faites pas, on sait que c’est une voie assez complexe, on ne vous posera pas trop de question là dessus ». Mon cul, oui !!

    Bref, un véritable échec sur ce point là où je ne savais pas répondre correctement à une seule de leurs questions. J’ai quand même réussi à rebondir sur le cholestérol et sur le glutathion (fallait bien leur montrer que je connaissais deux trois trucs !!), mais ça a été laborieux.

    Et énervant, quand j’ai vu Thomas passer devant moi sur le sujet de la Néoglucogénèse et Pierre derrière moi passer sur le Cycle de Krebs (soit deux voies types et qu’on connait à coup sûr…)

    Vendredi, oral de Bio cell : Là par contre, c’est beaucoup mieux. J’ai eu le temps d’apprendre tout mon cours par coeur (tel un vaillant P1!) et de revoir les articles des EDs, et les questions des profs, postées sur le forum, m’ont permis de savoir à quoi m’attendre. Enfin globalement les examinateurs de bio cell sont super sympas, au contraire des vieux sadiques de Biochimie.

    Un oral ponctué d’un appel téléphonique (ça parlait de thrombose veineuse et de je sais pas quoi, moi je regardais par la fenêtre) sans gros piège. Le type m’a quand même demandé ce que faisait l’avastin, un médicament au nom pharmacologique imbuvable de « bevacizumab » mais je crois que je m’en suis bien sorti.

    « Et alors, c’est efficace, comme médicament..? »
    « Euuuuh… oui !! »
    « Ah oui hein, effectivement, surtout au niveau du cancer du sein, du colon et du, euh.. »
    « des poumons..?! »
    « des poumons, oui. »

    Ah, la feinte.

    Bref, tout ça pour dire que j’espère avoir validé mon module fondamental (= génétique, pharmaco, bioch et bio cell), parce que sinon ça va être très moche quand je vais me replonger dans la Biochimie.
    (Enfin bon, c’est le pire trimestre nécessaire à la P2 : les autres sont beaucoup plus médicaux, oufs)

  • Partiels, 1

    Posté le 10 décembre 2008 Jeremy Aucun commentaire

    Ils se sont amusés à remettre les mêmes questions que l’an dernier en Pharmaco, Génétique, Sémio et à demander des trucs que personne ne connaissait en Psycho (« Hein? Ca existe ça, les facteurs psychosociaux protecteurs en matière de santé physique?? Et l’attachement a trois fonctions primaires ?? »)

    J’ai bien fait de ne pas faire les annales :D (- »ils ont posé la question l’an dernier, ça va pas retomber! » mais oui mais oui)

    On verra bien comment je m’en sors. Maintenant, places à l’oral de Biochimie (demain à 9h40, je commence à réviser.. aïe aïe) et de Bio cell vendredi… Plus que 30 min d’exams !

  • Sleepless

    Posté le 8 décembre 2008 Jeremy Aucun commentaire

    C’est terrible, l’insomnie. Bon, en même temps c’est pas en se couchant les veilles et les surveilles après 3h que ça va s’arranger, mais j’aimerais bien être à la BU demain matin histoire d’y avoir une place et de travailler efficacement. (Le mot « efficacement est important)

    A la maison (où j’y étais forcé d’y rester en ce jour dominical, n’ayant nulle part où aller), impossible de travailler. Trop d’occasions de contre-produire le temps. (Genre : brancher le lecteur DVD de salon au iMac pour regarde la VL de la Communauté de l’Anneau. Ca va finir par être tradition, de regarder ce film en période Noëllique. Et je suis forcé de faire comme ça parce que le lecteur DVD de mon ordi n’est pas dézonnable et qu’il est réglé sur Zone 1 (Nord Amérique)… juste pour dire)

    Ah oui, c’est bizarre, je parle de travail alors que je suis en P2, hum hum. Mais bon quand y a les partiels dans maintenant deux jours faudrait p’têt s’activer ^_^
    (Don’t kill me)

    Vous remarquerez, ou pas, que j’écris pour absolument ne rien dire. Juste pour tuer le temps d’ici le temps que j’aie sommeil.

    Parce qu’à côté de ça, qu’il y a t il à raconter..? Grand-père est décédé (de « vieillesse », je tiens à préciser : mort sans affliction aucune) la semaine dernière, et je suis allé à ses obsèques mercredi dernier, à Montpellier. Rien de plus bizarre que l’oncle en train de me demander « Tiens, tu veux porter grand-père? » en me tendant l’urne… Juste trop bizarre.
    (Qu’il repose en paix).

     Et sinon, les partiels, les partiels. Ce qui me fait le plus peur c’est que :
    1. Je ne connais pas grand chose et je ne vois pas l’intérêt d’apprendre certains cours (Le module fondamental il est bien joli mais ça reste super fondamental, la bio cell, la biochimie… et super barbant! Parole de moi)
    2. Je ne ressent aucune angoisse par rapport à mercredi / jeudi / vendredi. D’un certain côté je suis très, très, trop optimiste (« Aller, on va valider tranquillou… »), de l’autre côté j’ai vraiment l’impression de ne rien retenir quand je révise et du coup… je contemple l’ombre chaleureuse du Septembrage (.. ce qui rime avec « rattrapages » !..)
    3. J’appréhende un peu, certes. Mais la seule angoisse que j’ai eu, c’était lundi soir et par rapport aux obsèques et la gestion du temps de révision…

    Enfin. Bientôt Noël, bientôt le concours, bientôt la soirée P1, bientôt leurs vacances. J’ai hâte pour eux (que ça en finisse et qu’ils passent tous en P2 !)

    Encore un billet merdique..!

  • Semaine de la rentrée

    Posté le 12 octobre 2008 Jeremy 1 commentaire

    Qu’on se le dise : chacun ses problèmes. J’ai (aussi) le droit de me plaindre parfois. Et le droit de dire ce que je veux dire. Un des problèmes assez récurrent en P2 (et cela dit, surtout quand on est au C2P1), c’est qu’il faut pas mal se restreindre par rapport aux P1 et de faire attention à ce que l’on dit. J’ai du coup beaucoup plus de mal à parler à mes amis qui sont restés en P1 et j’ai toujours peur de dire une connerie ou de les prendre de haut… (Ce qui fait que j’aurais vraiment aimé être passé avec tous ces gens là. Et je pense qu’eux aussi…….)

    Lundi, la rentrée s’est accompagnée d’un discours du doyen qui nous a tout de suite rembarré :

    - Bonjouuuuuur (dit d’une voie unie et aigüe, caractéristique des amphis de P1)
    - Alors, alors là, non ! Maintenant, c’est fini, vous allez respecter vos enseignants et les gens qui vous entoure, cela fait partie du métier de médecin.
    (Amphi de néo-P2 complètement abattu. Silence et incrédulité : Oh nooon, c’est fini ??)

    Donc voilà : en P2, plus de « processus », « SUUUCEUUH !! » ou de « Alllô mamaaan? » ou de « Sksssss » ou de « ASSIEDS-TOI ON VOIT RIEN !!!! ». Alors, amis P1, bossez bien pour aller en P2, oui, mais profitez aussi de la P1 et gueulez bien en cours :) (Surtout les demies-molles de SP1 à Descartes..)

    Bon après je dis ça, je dis rien…

    En ce moment, on a trois matières : biologie cellulaire, biochimie, génétique. C’est pas très intéressant et pour l’instant il paraît que tous les profs de bio cell sont incompréhensibles… Pour les TDs de Biochimie (qui sont notés :) ), il faut préparer un article par séance. Cet article est en anglais bien sûr et il faut préparer une question qui n’est pas posée sous forme de question. Hm. Beh. On verra bien.

    Sur ce, j’ai oublié ce que je voulais dire, donc bon. Faut aussi pas trop parler de la P2, ça risque de frotter certains. (sic)

    Amis du C2P1, lisez bien le P1 Déchaîné qui sort cette semaine… :p

  • End of line (13-14)

    Posté le 25 juillet 2008 Jeremy 2 commentaires

    Hey, whaddayaknow, histoire de bien terminer mon stage, les patients ont décidé d’être complètement frappadingues, aujourd’hui.

    Mais hier, avant : j’ai passé la belle partie de la journée avec Delphine, une infirmière très très sympa, si si, sauf quand on pousse un peu trop ses boutons. Ce qui était le cas, ces deux derniers jours (rooh la pauvre. Pas grave, elle est en vacances bien méritées demain).
    Cinq patients : deux trachéotomisés (un en restriction hydrique, l’autre dans le service depuis février), le patient espagnol (qui avait un peu perdu les pédales il y a quelques jours, mais là, hier, ça allait bien), une patiente vieille, aigrie, agréable comme personne (sbaf!) et un jeune homme, ouf, super sympa et presque en pleine forme (après avoir fait une embolie pulmonaire). Que j’ai d’ailleurs pu piquer pour faire une prise de sang… (« Euh nan attends j’suis pas encore dans la veine!! » « MAIS SI MAIS SII » Me répond mon infirmière, histoire que je ne transperce pas le vaisseau, quand même :p)
    Et dieu merci, la vieille aigrie devait partir en dialyse à 13h (et donc, était temporairement hors du service) : une grande joie pour tout le monde, à part les brancardiers qui l’emmenaient en néphrologie. Ils avaient du appeler l’infirmière pour la déscopper et autres :

    « Delphine, tu peux débrancher le lit stp ? Parce qu’apparemment on est trop con pour le faire, hein ! » et en sortant de la chambre « Mais vous voulez peut-être qu’une fille vous accompagne en bas?? »

    Regard noir de la patiente, ton sec et désagréable : « Arrêtez de vous foutre de ma gueule. »

    ( Et mon infirmière se cache dans les toilettes pour éclater de rire! :D )

    Donc vous l’aurez compris, celle là, c’est un petit rayon de soleil dans le service et on se bouscule tous à sa porte dès qu’il y a un soin à lui faire ;)
    (C’est pas bien compliqué : soyez sympa, poli, courtois, agréable, et vous serez bien pris en charge par le corps médical et paramédical !)

    (Et je passe l’après-midi à aller voir un navet, que dis-je, une daube au cinéma (Wanted), à me faire coup-de-bouler par Tsuki, à dîner avec Boris avant qu’il ne parte le sagouin à Cancun, pour rentrer à 23h. Epuisant.)

    Aujourd’hui, la journée commence superbement bien avec l’espagnol qui aurait fait un choc sceptique plus tôt. Patient intubé, sédaté, … pas drôle du tout, ça s’annonce mal. La visite de la famille est assez difficile à voir. Et mon infirmière est complètement débordée, dans tout ça : il faut s’occuper de celui-là, ce qui prend beaucoup de temps, mais aussi des autres. Les deux trachéotomisés ont besoin d’aspirations fréquemment (sans compter que le restreint hydrique demande, en douce, s’il peut pas avoir une autre bouteille d’eau. Tant pis pour ses oedèmes… Et l’autre s’agite on ne sait pas pourquoi, dans son lit…), l’autre vieille veut pour une fois qu’on lui fasse sa toilette (alors que pendant deux jours, c’est un non catégorique, surtout que là, on avait le temps..).
    C’est d’ailleurs ma collègue de l’après-midi qui a eu la joie de le faire (raah ma pauvre!).

    Et ça, c’est notre petit coin des soins intensifs à nous. De l’autre côté, une patiente assez âgée et dans le service depuis longtemps gémit incessament (alors qu’elle n’a apparemment aucune douleur physique) et on l’entend dans tout le couloir ; au fond, y a un Parkinsonnien qui raconte n’importe quoi (et qui parle tout seul). On a une nouvelle patiente venue tout droit de Saint Anne (vraiment). Dont le père, grand ambassadeur ou truc, se croit tout puissant et pouvant venir la voir quand il veut (parce que sinon il menace d’appeler les gens à la tête de l’hopital, il peut ! pff… dingos…)

    Bref, aujourd’hui, les patients partent tous en couille et une odeur de folie s’est un peu emparée du service. Grosse journée, quoi. Et encore, elle s’est terminée bien tôt, pour moi.

    Bilan du stage, même si je me suis beaucoup plaint, certains jours (à ne rien faire et à suivre les AS) super positifs. L’ambiance du service était super, les gens très sympas. J’ai vu et appris pas mal de choses, même si, comme ça, je ne peux pas donner d’exemple. Excellent premier stage à l’hôpital, les gens vont me manquer. Enfin certains. :D