Etudiant, en médecine, à Paris
Archives pour 25 juillet 2008
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25/07/08
Hey, whaddayaknow, histoire de bien terminer mon stage, les patients ont décidé d’être complètement frappadingues, aujourd’hui.
Mais hier, avant : j’ai passé la belle partie de la journée avec Delphine, une infirmière très très sympa, si si, sauf quand on pousse un peu trop ses boutons. Ce qui était le cas, ces deux derniers jours (rooh la pauvre. Pas grave, elle est en vacances bien méritées demain).
Cinq patients : deux trachéotomisés (un en restriction hydrique, l’autre dans le service depuis février), le patient espagnol (qui avait un peu perdu les pédales il y a quelques jours, mais là, hier, ça allait bien), une patiente vieille, aigrie, agréable comme personne (sbaf!) et un jeune homme, ouf, super sympa et presque en pleine forme (après avoir fait une embolie pulmonaire). Que j’ai d’ailleurs pu piquer pour faire une prise de sang… (« Euh nan attends j’suis pas encore dans la veine!! » « MAIS SI MAIS SII » Me répond mon infirmière, histoire que je ne transperce pas le vaisseau, quand même :p)
Et dieu merci, la vieille aigrie devait partir en dialyse à 13h (et donc, était temporairement hors du service) : une grande joie pour tout le monde, à part les brancardiers qui l’emmenaient en néphrologie. Ils avaient du appeler l’infirmière pour la déscopper et autres :
« Delphine, tu peux débrancher le lit stp ? Parce qu’apparemment on est trop con pour le faire, hein ! » et en sortant de la chambre « Mais vous voulez peut-être qu’une fille vous accompagne en bas?? »
Regard noir de la patiente, ton sec et désagréable : « Arrêtez de vous foutre de ma gueule. »
( Et mon infirmière se cache dans les toilettes pour éclater de rire!
)
Donc vous l’aurez compris, celle là, c’est un petit rayon de soleil dans le service et on se bouscule tous à sa porte dès qu’il y a un soin à lui faire ![]()
(C’est pas bien compliqué : soyez sympa, poli, courtois, agréable, et vous serez bien pris en charge par le corps médical et paramédical !)
(Et je passe l’après-midi à aller voir un navet, que dis-je, une daube au cinéma (Wanted), à me faire coup-de-bouler par Tsuki, à dîner avec Boris avant qu’il ne parte le sagouin à Cancun, pour rentrer à 23h. Epuisant.)
Aujourd’hui, la journée commence superbement bien avec l’espagnol qui aurait fait un choc sceptique plus tôt. Patient intubé, sédaté, … pas drôle du tout, ça s’annonce mal. La visite de la famille est assez difficile à voir. Et mon infirmière est complètement débordée, dans tout ça : il faut s’occuper de celui-là, ce qui prend beaucoup de temps, mais aussi des autres. Les deux trachéotomisés ont besoin d’aspirations fréquemment (sans compter que le restreint hydrique demande, en douce, s’il peut pas avoir une autre bouteille d’eau. Tant pis pour ses oedèmes… Et l’autre s’agite on ne sait pas pourquoi, dans son lit…), l’autre vieille veut pour une fois qu’on lui fasse sa toilette (alors que pendant deux jours, c’est un non catégorique, surtout que là, on avait le temps..).
C’est d’ailleurs ma collègue de l’après-midi qui a eu la joie de le faire (raah ma pauvre!).
Et ça, c’est notre petit coin des soins intensifs à nous. De l’autre côté, une patiente assez âgée et dans le service depuis longtemps gémit incessament (alors qu’elle n’a apparemment aucune douleur physique) et on l’entend dans tout le couloir ; au fond, y a un Parkinsonnien qui raconte n’importe quoi (et qui parle tout seul). On a une nouvelle patiente venue tout droit de Saint Anne (vraiment). Dont le père, grand ambassadeur ou truc, se croit tout puissant et pouvant venir la voir quand il veut (parce que sinon il menace d’appeler les gens à la tête de l’hopital, il peut ! pff… dingos…)
Bref, aujourd’hui, les patients partent tous en couille et une odeur de folie s’est un peu emparée du service. Grosse journée, quoi. Et encore, elle s’est terminée bien tôt, pour moi.
Bilan du stage, même si je me suis beaucoup plaint, certains jours (à ne rien faire et à suivre les AS) super positifs. L’ambiance du service était super, les gens très sympas. J’ai vu et appris pas mal de choses, même si, comme ça, je ne peux pas donner d’exemple. Excellent premier stage à l’hôpital, les gens vont me manquer. Enfin certains.